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LA CAMARGUE
C’est un espace
terrestre de 145.300 ha au sud de la France, situé
géographiquement entre les deux bras principaux du delta du
Rhône et de la mer Méditerranée. On peut l'étendre à l'Est
jusqu'à la plaine de la Crau, à l'ouest jusqu'à
Aigues-Mortes et au nord jusqu'à Beaucaire.
On distingue ainsi 3 parties :
la Petite Camargue à l'ouest du Petit-Rhône,
la Grande Camargue, entre les deux bras du Rhône,
le Plan du Bourg, à l'est du Grand-Rhône.
Grand élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz
et d'exploitation du sel. Les gardians veulent
promouvoir le camargue (cheval) mais aussi l'AOC Taureau de
Camargue, fruit de la mise en valeur de deux races bovines
la Camargue (race bovine) et la Brave.
L'élevage de taureaux et de chevaux de Camargue.
Les deux sont
élevés pratiquement à l'état sauvage dans les marais
environnants.
Le taureau camarguais est plus petit que les taureaux de
combat espagnol, trapu, les cornes et la tête hautes. Il
mesure environ 1,40 m au garrot. Il est principalement
destiné à la course à la cocarde qui est très populaire dans
la région.
Le cheval de Camargue est le compagnon indispensable des
gardians pour se déplacer dans les marais et trier les
taureaux. D'après certaines découvertes d'ossements, il
semblerait que le cheval de Solutré de l'ère quaternaire
soit son ancêtre. De ce fait, le cheval de Camargue n'est
pas très grand, 1,50 m environ. Il possède une énorme
résistance adaptée au terrain. Sa robe est marron à la
naissance pour progressivement devenir blanche après
quelques années.
La course camarguaise est un jeu taurin sans
mise à mort, dans lequel les participants tentent d'attraper
des attributs fixés aux cornes d'un taureau. Ce jeu est très
populaire de l'Hérault à Arles en passant par le Gard, la
Camargue et la Crau.
Étang de Vaccarès
Réserve naturelle et plus vaste étang de la Camargue, dans
le Delta du Rhône, il s'étend sur 6.500 ha. Son nom aurait
pour origine les très nombreuses vaches sauvages qui
paissaient en manades sur ses bords.
Aigues-Mortes
Aigues-Mortes est située à 35 Km environ de Nîmes et 30 Km
de Montpellier.
Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais et des étangs
appelés lei Aigas Mòrtas, en français les "eaux mortes", qui
s'étendaient autour du village. Les habitants vivaient de la
pêche, de la chasse et de la fabrication du sel produit dans
différents petits marais salants en bordure de mer. La
région était sous la domination des moines de l'abbaye de
Psalmodie.
En 1240, Saint Louis s'intéressa à la position géographique
que représentait ce petit village. Il souhaitait en effet
obtenir un accès à la mer Méditerranée. Il construisit une
route entre les marais et y bâtit la tour Carbonnière pour
servir de tour de guet et ainsi protéger l'accès à la ville.
Il construisit ensuite la tour de Constance pour abriter sa
garnison. En 1272, le fils et successeur de Saint-Louis,
Philippe le Hardi, ordonna la création d'une enceinte de
remparts autour de la ville. Les travaux ne s’achèveront que
30 ans plus tard.
C'est de là que Saint-Louis partit par deux fois pour les
Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième
croisade en 1270 pour Tunis, où il mourut de la peste.
C'est de là que Saint-Louis partit par deux fois pour les
Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième
croisade en 1270 pour Tunis, où il mourut de la peste.
1270 constitue à tort, pour beaucoup d'historiens, la
dernière étape d'un processus engagé à la fin du xie siècle.
Le jugement est hâtif car le transfert de croisés ou de
mercenaires à partir du port d'Aigues-Mortes a continué.
L'ordonnance donnée en 1275 au chevalier Guillaume de
Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Grégoire X
après le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort à
Saint-Jean d'Acre en Orient, démontre que l'activité
maritime y perdurait toujours en vue d'une neuvième croisade
qui n'aura jamais lieu (ordonnance de Guillaume de
Roussillon - Roger la noblesse de France aux croisades p
158).
De ce fait historique (de 1270) découle la croyance
populaire, voulant que la mer atteigne Aigues-Mortes à cette
époque. En fait (les études de l'ingénieur Charles Léon
Dombre le confirment), l'ensemble du port d'Aigues-Mortes,
comprenait le port proprement dit, qui se trouvait dans
l'étang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le
Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer. C'est
approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite
aujourd'hui La Grande-Motte.
La Grande-Motte
Station balnéaire et port de plaisance, construite pendant
les années 1960 et 1970 sur un terrain vierge, La Grande-Motte
se caractérise par une grande homogénéité architecturale,
dont les éléments les plus visibles sont les immeubles en
forme de pyramide.Avec 2 millions de touristes par an.
La Grande-Motte est située sur la côte littorale du
Languedoc, sur un lido. Elle est délimitée par deux étangs,
l'étang de l'Or au nord-ouest et l'étang du Ponant à l'est,
alimenté par le Vidourle. Au sud, la mer Méditerranée, et
plus précisément le Golfe du Lion.
Les Saintes-Maries-de-la-Mer
Les Saintes-Maries-de-la-Mer sont reliées à la ville d'Arles,
distante de 38 km.
la commune vit essentiellement de l'agriculture, de
l'élevage (chevaux, taureaux camarguais) et surtout du
tourisme.
Même si l'endroit des actuelles Saintes-Maries-de-la-Mer
devait être un lieu d'habitation très ancien, la première
mention explicite du village qui soit connue date du ive
siècle.
En 1838, le village prend le nom des «
Saintes-Maries-de-la-Mer » et, peu après, le pèlerinage des
gitans est mentionné pour la première fois : au mois de mai,
ils viennent de toute l'Europe honorer ici leur sainte
patronne, Sarah, la vierge noire. Au début du mois de juin
1888, Vincent Van Gogh, qui vient d'arriver en Provence,
fait un court séjour de cinq jours aux Saintes. Il y dessine
et peint notamment les barques sur la plage, le village vu
des dunes côtières et quelques cabanes couvertes de sagne.
Au niveau social-professionnel, avec la disparition des
pêcheurs et des agriculteurs au bénéfice des commerçants et
des retraités, ces derniers souvent étrangers à la région,
sur le plan de l'urbanisme, avec le creusement d'un port et
la création de nombreux lotissements comprenant un
pourcentage important de résidences secondaires et
d'habitations de location.
Nîmes
La ville de Nîmes voit en période estivale sa population
s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter
ses célèbres monuments romains.
Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et
cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant
historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une
histoire particulièrement riches et reste une ville à forte
identité.
L’origine de la ville se perd dans une certaine obscurité.
La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à
Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes.
Au xvie siècle Nîmes devint un foyer des plus actifs du
calvinisme et les désaccords entre catholiques et
protestants furent courants, se partageant le pouvoir soit
de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente.
Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la
valorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à
la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.
La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre
historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée
par des boulevards tracés sur le pourtour de l’enceinte
médiévale.
Dans le domaine économique, c'est à la Renaissance, puis aux
XVIIIe siècle et XIXe siècle que Nîmes connaît un
impressionnant, lorsque de grandes manufactures de tissus se
développent. En 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux
italiens qui vont développer l'industrie de la soie. Plus
tard, les premiers jeans furent réalisés à Nîmes avec une
toile résistante, qui a donné son nom au Denim, d'abord
conçue pour les voiles de caravelles, les marins Génois, les
bergers cévenols, et ensuite pour les colons de l'ouest
américain, chercheurs d'or et « cow-boys ».
Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur
romaine et des largesses de l'empereur Auguste : comme les «
Maison Carrée » et amphithéâtre pour citer les plus célèbres
mais aussi portes, temples, tours et remparts ; sans oublier,
à proximité, l'aqueduc et le pont du pont du Gard, construit
au premier siècle de l'ère chrétienne qui conduisait les
eaux de la source d'Eure près d'Uzès au castellum (château
d'eau) situé rue de la Lampèze.
Monuments romains
L'amphithéâtre romain : « Les Arènes »
Construit à la fin du premier siècle après J-C,
l’amphithéâtre de Nîmes, l'un des mieux conservé au monde,
mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade,
haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60
arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs
pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs.
Aujourd’hui, les arènes, lieu de prestige, se transforment
régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes
nationaux et internationaux viennent se produire. Elles
constituent de même le cœur des ferias de Nîmes.
La Maison Carrée
Construite entre l'an 4 et 5 apr J.-C., ce temple romain,
exceptionnel et inedit par son état de conservation,
dominait le forum de la ville antique.
La tour Magne (Années 16 -15 av. J.-C.)
La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont
Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse
des tours de l’enceinte romaine Augustéenne se composait de
trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le
dernier étage a disparu.
Le Temple de Diane
Ce "temple" date du 2ème apr J.C. Il se dresse dans la
partie basse des Jardins de la Fontaine à proximité de la
source. Il était encore entier au milieu du 16ème siècle,
transformé en église.
Le Castellum divisorium (ier siècle)
Situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard
Gambetta, au pied de l'ancien "Fort Vauban" du 17ème siècle,
devenu université, ce bassin de distribution d’eau arrivant
d’Uzès via le Pont du Gard est un témoin unique et
exceptionnel du génie des ingénieurs romains.
La Porte d'Auguste (Années 16 -15 av. J.-C.)
Dite également « porte d'Arles », la Porte Auguste est une
des portes principales de l'époque romaine de la ville. Elle
s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des
remparts.
La Porte de France (Années 16 -15 av. J.-C.)
Autrefois porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en
plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de
pilastres toscans.
Pont du Gard
Le pont du Gard est la partie monumentale d'un aqueduc de
près de 50 km de longueur, qui apportait de l'eau de la
source de l'Eure, située à Uzès, à proximité de
Saint-Quentin-la-Poterie, jusqu'à la ville romaine de
Nemausus, aujourd'hui Nîmes. Construit sur trois étages avec
les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières
romaines environnantes, le pont domine le Gard de 49 m de
haut et est long de 275 m. L'aqueduc a été entièrement
construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les
pierres - dont certaines pèsent six tonnes - étant
maintenues par des agrafes de fer.
Il s'agit de l'un des monuments français les plus visités,
avec 1,4 million de touristes en 2001.
Perrier (eau minérale)
Perrier est une eau minérale gazeuse. Sa source se situe à
Vergèze dans le Gard à 15 kilomètres de Nîmes.
1769, le domaine des Bouillens devient la propriété de la
famille Granier.
Le commerce de la source minérale des Bouillens est
autorisée par décret, le 23 juin 1863 par Napoléon III qui
reconnaît l'eau de source comme eau minérale naturelle.
1869, un incendie ravage les installations de Vergèze.
Malgré les tentatives d'Alphonse Granier pour réhabiliter le
site, la société accuse de lourdes pertes.
1884, La source est mise en faillite et cesse toute activité.
1888, Louis Rouvière, propriétaire et négociant à Vergèze,
rachète le domaine des Bouillens.
1894, Louis Rouvière accorde le bail de la Source, assorti
d'une promesse de vente à un docteur de Nîmes: Louis
Perrier.
1903, Louis Perrier, cherchant des fonds pour moderniser la
source, accorde un bail à un anglais, Sir John Harmsworth
pour ensuite la lui vendre. Gentleman, John Harmsworth en
rachetant les parts de Louis Perrier, donne à la source le
nom de celui qui a tant fait pour elle.
John Harmsworth décide de délaisser les activités de
thermalisme - une mode en perte de vitesse au début du
siècle - et de recentrer la source sur la production d'eau
consommable. Une décision logique pour un anglais puisqu'à
cette époque, les Britanniques raffolent des boissons non
alcoolisées. Son idée est simple : il veut désaltérer les
sujets de l'Empire Britannique tout entier.
John Harmsworth cherche à rentabiliser son investissement.
Pour cela il lui faut un produit unique et reconnaissable.
Grâce à ses bulles, l'eau en elle même est unique. Le nom ?
Il l'a déjà trouvé : Perrier. Quant à la forme de la
bouteille, John Harmsworth s'inspire des massues indiennes
qu'il utilise pour entretenir sa forme physique.
Pour développer les ventes, John Harmsworth se dit que s'il
parvient à séduire l'armée des Indes avec les qualités
uniques de sa petite bouteille, il pourra ensuite conquérir
le reste des colonies britanniques. L'idée est simple et
elle marche. Une fois connue dans les colonies, l'eau de
Perrier sera bue à Buckingham et se voit décerner le titre
de Fournisseur Breveté de sa Majesté le Roi d'Angleterre.
Ce n'est qu'après avoir conquis l'Empire et la
Grande-Bretagne, qu'il se tourne vers la France
1908, L'usine est reliée à une voie de chemin de fer pour le
transport des 5 000 000 de bouteilles qui y sont produites
par an.
1933, La source Perrier produit 19 000 000 de bouteilles
dont 10 000 000 partent à l'exportation.
Décès de John Harmsworth, la source est alors entre les
mains des héritiers d'Harmsworth, un groupe d'actionnaires
anglais.
1939-1945, Les allemands réquisitionnent la source car ses
actionnaires sont britanniques. Elle tourne alors au ralenti.
1947, Gustave Leven, alors jeune agent de change à Paris
achète la source Perrier.
Pour développer le site, Gustave Leven met en place un vaste
plan de modernisation.
Enfin, pour faire décoller les ventes, Gustave Leven confie
à Jean Davray, la mission de faire connaître la marque
Perrier.
Pour augmenter la productivité de l'usine, les meilleures
machines américaines sont importées.
De 1948 à 1952 la production passe de 30 à 150 millions de
bouteilles.
1992, Nestlé prend le contrôle de Perrier le 22 mars 1992,
suite à une OPA d'un coût de huit milliards de francs.
Perrier est aussi une verrerie, la verrerie du Languedoc ou
VDL.
201 500 tonnes de verre produites en 2002.
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