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Nîmes


La ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains.
Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité.
L’origine de la ville se perd dans une certaine obscurité. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes.
Au xvie siècle Nîmes devint un foyer des plus actifs du calvinisme et les désaccords entre catholiques et protestants furent courants, se partageant le pouvoir soit de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente.
Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.
La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par des boulevards tracés sur le pourtour de l’enceinte médiévale.
Dans le domaine économique, c'est à la Renaissance, puis aux XVIIIe siècle et XIXe siècle que Nîmes connaît un impressionnant, lorsque de grandes manufactures de tissus se développent. En 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux italiens qui vont développer l'industrie de la soie. Plus tard, les premiers jeans furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, qui a donné son nom au Denim, d'abord conçue pour les voiles de caravelles, les marins Génois, les bergers cévenols, et ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et « cow-boys ».
Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereur Auguste : comme les « Maison Carrée » et amphithéâtre pour citer les plus célèbres mais aussi portes, temples, tours et remparts ; sans oublier, à proximité, l'aqueduc et le pont du pont du Gard, construit au premier siècle de l'ère chrétienne qui conduisait les eaux de la source d'Eure près d'Uzès au castellum (château d'eau) situé rue de la Lampèze.

 



Monuments romains
L'amphithéâtre romain : « Les Arènes »
Construit à la fin du premier siècle après J-C, l’amphithéâtre de Nîmes, l'un des mieux conservé au monde, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Aujourd’hui, les arènes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le cœur des ferias de Nîmes.

 


 

 


La Maison Carrée
Construite entre l'an 4 et 5 apr J.-C., ce temple romain, exceptionnel et inedit par son état de conservation, dominait le forum de la ville antique.

 

 

 

 

La tour Magne (Années 16 -15 av. J.-C.)
La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine Augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu.

Le Temple de Diane
Ce "temple" date du 2ème apr J.C. Il se dresse dans la partie basse des Jardins de la Fontaine à proximité de la source. Il était encore entier au milieu du 16ème siècle, transformé en église.

Le Castellum divisorium (ier siècle)
Situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard Gambetta, au pied de l'ancien "Fort Vauban" du 17ème siècle, devenu université, ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le Pont du Gard est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains.

La Porte d'Auguste (Années 16 -15 av. J.-C.)
Dite également « porte d'Arles », la Porte Auguste est une des portes principales de l'époque romaine de la ville. Elle s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des remparts.

La Porte de France (Années 16 -15 av. J.-C.)
Autrefois porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans.


Pont du Gard
Le pont du Gard est la partie monumentale d'un aqueduc de près de 50 km de longueur, qui apportait de l'eau de la source de l'Eure, située à Uzès, à proximité de Saint-Quentin-la-Poterie, jusqu'à la ville romaine de Nemausus, aujourd'hui Nîmes. Construit sur trois étages avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, le pont domine le Gard de 49 m de haut et est long de 275 m. L'aqueduc a été entièrement construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les pierres - dont certaines pèsent six tonnes - étant maintenues par des agrafes de fer.
Il s'agit de l'un des monuments français les plus visités, avec 1,4 million de touristes en 2001.


 

 

 

 

 

Perrier (eau minérale)
Perrier est une eau minérale gazeuse. Sa source se situe à Vergèze dans le Gard à 15 kilomètres de Nîmes.

1769, le domaine des Bouillens devient la propriété de la famille Granier.

Le commerce de la source minérale des Bouillens est autorisée par décret, le 23 juin 1863 par Napoléon III qui reconnaît l'eau de source comme eau minérale naturelle.

1869, un incendie ravage les installations de Vergèze. Malgré les tentatives d'Alphonse Granier pour réhabiliter le site, la société accuse de lourdes pertes.

1884, La source est mise en faillite et cesse toute activité.

1888, Louis Rouvière, propriétaire et négociant à Vergèze, rachète le domaine des Bouillens.

1894, Louis Rouvière accorde le bail de la Source, assorti d'une promesse de vente à un docteur de Nîmes: Louis Perrier.

1903, Louis Perrier, cherchant des fonds pour moderniser la source, accorde un bail à un anglais, Sir John Harmsworth pour ensuite la lui vendre. Gentleman, John Harmsworth en rachetant les parts de Louis Perrier, donne à la source le nom de celui qui a tant fait pour elle.
John Harmsworth décide de délaisser les activités de thermalisme - une mode en perte de vitesse au début du siècle - et de recentrer la source sur la production d'eau consommable. Une décision logique pour un anglais puisqu'à cette époque, les Britanniques raffolent des boissons non alcoolisées. Son idée est simple : il veut désaltérer les sujets de l'Empire Britannique tout entier.
John Harmsworth cherche à rentabiliser son investissement. Pour cela il lui faut un produit unique et reconnaissable. Grâce à ses bulles, l'eau en elle même est unique. Le nom ? Il l'a déjà trouvé : Perrier. Quant à la forme de la bouteille, John Harmsworth s'inspire des massues indiennes qu'il utilise pour entretenir sa forme physique.
Pour développer les ventes, John Harmsworth se dit que s'il parvient à séduire l'armée des Indes avec les qualités uniques de sa petite bouteille, il pourra ensuite conquérir le reste des colonies britanniques. L'idée est simple et elle marche. Une fois connue dans les colonies, l'eau de Perrier sera bue à Buckingham et se voit décerner le titre de Fournisseur Breveté de sa Majesté le Roi d'Angleterre.
Ce n'est qu'après avoir conquis l'Empire et la Grande-Bretagne, qu'il se tourne vers la France.

1908, L'usine est reliée à une voie de chemin de fer pour le transport des 5 000 000 de bouteilles qui y sont produites par an.

1933, La source Perrier produit 19 000 000 de bouteilles dont 10 000 000 partent à l'exportation.
Décès de John Harmsworth, la source est alors entre les mains des héritiers d'Harmsworth, un groupe d'actionnaires anglais.

1939-1945, Les allemands réquisitionnent la source car ses actionnaires sont britanniques. Elle tourne alors au ralenti.

1947, Gustave Leven, alors jeune agent de change à Paris achète la source Perrier.
Pour développer le site, Gustave Leven met en place un vaste plan de modernisation.
Enfin, pour faire décoller les ventes, Gustave Leven confie à Jean Davray, la mission de faire connaître la marque Perrier.
Pour augmenter la productivité de l'usine, les meilleures machines américaines sont importées.

De 1948 à 1952 la production passe de 30 à 150 millions de bouteilles.

1992, Nestlé prend le contrôle de Perrier le 22 mars 1992, suite à une OPA d'un coût de huit milliards de francs.
Perrier est aussi une verrerie, la verrerie du Languedoc ou VDL.


201 500 tonnes de verre produites en 2002.