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Perpignan (Perpinyà en catalan)
est située dans le département des Pyrénées-Orientales. Ancienne
capitale continentale du royaume de Majorque, Perpignan la catalane fait
le pont entre la péninsule Ibérique et le Sud de la France. Perpignan
est au ce ntre
de la plaine du Roussillon sur la Têt.
Son agglomération concentre la majorité des habitants du
département.
Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales est située au centre de la
plaine du Roussillon. La ville est encadrée au sud par la chaîne des
Pyrénées, à l’ouest par la région des Corbières, à l’est par la
Méditerranée, au nord par le ruisseau de la Llabanère, tandis que le Réart lui sert de limite méridionale. La ville se situe à 13 km de la
mer Méditerranée ( Canet en Roussillon) par voie express et à 85 km du
point skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze 2400 m env.). Elle est
la plus méridionale des grandes villes de France métropolitaine.
Perpignan se situe à 830 km de Paris et 195 km de Barcelone.

La ville est traversée par la Têt ainsi que par son affluent la Basse.
Elle est traversée aussi par plusieurs canaux d'irrigations, qui
alimentent la ville en eau ; en voici les principaux : au sud, par le
biais de l'aqueduc des arcades (Canal Las Canals provenant
d'Ille-sur-Têt), au nord, par le canal de Vernet-Pia qui prend sa source
dans les terres et par le ruisseau de la Llabanère, et le Réart au
sud.Perpignan est une ville hostile aux inondations,en 1986 , la ville
connue une très grosse inondation,qui arracha une partie de l'ancienne
gare routière du centre ville à L'espace méditerranée.
La ville, qui s'est beaucoup agrandie au fil des siècles, transformant
des villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu dit de La
Patte d'Oie et St Gaudérique sont des exemples les plus marquants, en
effet, dans ces quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un
petit village (ruelles et immeubles donnant sur la rue).
Les précipitations annuelles atteignent 572 mm, soit l'une des moyennes
les plus faibles de la France.
La première mention de Perpignan date de 927, il s’agit de l’acte de
vente d’un terrain d’un certain Aton à l’évêque d’Elne Wadale :
C’est au Moyen Âge, à partir du xe siècle, que la ville connaît son
essor. Elle est en effet la capitale du comté de Roussillon dès cette
époque, gagnant en importance jusqu’à attirer l’évêque, résidant
normalement à Elne.

Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est alors
la capitale continentale du royaume de Majorque restitué par Jacques le
conquérant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre
les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de
Montpellier. Sa population et sa surface quadruplent en moins d’un
siècle. C’est l’époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale
Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.
En 1344, elle perd son statut de capitale par la réintégration du
royaume de Majorque dans la couronne d’Aragon. Dès 1346 elle est
durement touchée par la peste noire. La ville ne s’en remettra pas.
En 1463, Louis XI occupe Perpignan mais la ville se soulève contre les
Français en 1473 , mais après un siège terrible, qui se termina en 1474,
le titre de « Fidelissima villa de Perpinyà » (Fidèle ville de Perpignan)
fut décerné par les rois d'Aragon.
Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui
suivirent devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par
Philippe II, à cet égard, de puissantes fortifications.
Devenue place avancée de la monarchie espagnole face à la France depuis
1479, Perpignan entre dans une logique militaire, enfermée dans des
remparts puissants renforcés à toutes les époques (Vauban notamment),
elle n’est plus qu’un enjeu entre les deux grandes puissances. Prise par
les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du
Roussillon au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.
Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une cité
désormais imprenable, et pourtant il ne reste à peu près rien de son
œuvre car la municipalité de l'époque à décidé de les démolir au début
du xxe siècle dans le but d'aérer le quartier centre et de pouvoir
étendre la ville sur la plaine du Roussillon. Aujourd’hui il ne reste
que le Castillet ; le Palais des Rois de Majorque ; des casernes et une
Partie des remparts épargnés, qui témoignent de l'époque de la grandeur
de Perpignan et de ses installations militaires.
Le
Royaume de Majorque (1276-1349)
En 1276,
le roi de Majorque Jaume II fait de Perpignan sa capitale. S ur
une colline au sud de la ville, il commence à faire construire un palais
entouré de jardins qui sera achevé en 1309.Il sera construit en 25 ans.
Il se trouve au cœur de la citadelle de Perpignan. Longtemps appelé le
château de Perpignan il ne trouvera son nom de Palais des rois de
Majorque qu'au
XIXe siècle.
La place de la Loge (Loge de Mer)
Depuis le Moyen Age, la place de la loge forme le centre
vital de Perpignan avec la présence des différents pouvoirs locaux : la Bourse
des Marchands ou Loge de Mer, l'Hôtel de Ville et le Palais de la Députation.
TRANSPORT
L'aéroport de Perpignan, "la Llabanère" assure des vols nationaux et
internationaux, de facto, des vols en provenance de Paris, Manchester,
Londres, Southampton, Charleroi et Birmingham assurent des trajets
quotidiens vers Perpignan, favorisant le développement économique de la
ville.
En 2002 le chantier de la ligne à grande vitesse Perpignan-Figueras
débutait. Le projet est quasiment terminé en 2011, la ville de Perpignan
s'organise, depuis quelques années, quant à l'arrivée du TGV.
Depuis le mercredi 27 février 2008, 15 stations de vélo BIP! rassemblant
environ 150 vélos, mises en place à l'instigation de la municipalité de
Perpignan, sont en service dans toute la ville
RUGBY
La ville est avant tout une ville de rugby. Un des emblèmes de la ville
étant le club de rugby à XV de l'USAP (Union sportive arlequins
perpignanais), qui évolue dans le Top 14.
La ville possède également un club de rugby à XIII, les Dragons
Catalans, qui évolue dans le championnat anglais (Super League) depuis
2006. C'est la seule équipe française à participer à ce championnat qui
accueille près de 15 samedi par an les Anglais, à Perpignan.
La sardane
La sardane est la danse populaire catalane par excellence, celle qui,
parmi toutes les autres, symbolise le mieux la Catalogne. C’est une
danse de plein air (les parvis des cathédrales, les rues, les places de
nos villes et de nos villages), une danse de fête et de fraternité,
solaire par sa forme, méditerranéenne par sa mesure.

L ’ensemble musical spécialisé dans l’interprétation de sardanes est
unique au monde. La COBLA se compose des instruments suivants : un
chalumeau et un tambourin (« fabiol » et « tambori ») joués par un même
musicien ; deux « tibles » et deux « tenores » -instruments à vent de la
même famille que le hautbois et les plus typiques de la cobla- ; deux
trompettes, un trombone à pistons, deux « fiscorns » -instruments
semblables au saxophone- et une trompette et un deuxième trombone.
donc… Des plaines du Roussillon et de l’Empordà -berceau de la sardane
actuelle- jusqu’au delà de l’estuaire de l’Ebre, la sardane est une
invitation à la fête, une invitation à la catalogne.
La barretina
Cet élément du costume traditionnel masculin fut considéré comme un symbole et
comme un signe de catalanité. Le fond a une forme en demi-cercle. La barretina
(bonnet catalan) peut être rouge, mauve ou violette et grise ou encore noire. La
façon de la plier ou de se la poser sur la tête changeait selon les lieux et les
classes sociales qui l’utilisaient. Quand elle se portait pliée sur le devant,
on l’appelait la barretina plana, barretina plate; si elle était pliée sur le
coté c’était la barretina de garbi, barretina de suroît.
La barretina était surtout une caractéristique des gens de la mer, mais elle
était aussi portée par les bergers et les paysans.
Drapeau Catalan
C’est sous le nom de Quatre Barres ou de Barres Catalanes que nous
désignons le signe héraldique qui constitue l’écu Catalan, à l’origine d’un des
drapeaux actuels les plus anciens d’Europe.
La légende explique que quand le comte Guifré el Pelós (878-897)
régissait les 11 comtés catalans, les normands ont attaqué les
dominations du roi Franc, Charles le Chauve. Face à la terrible force
des normands le roi a sollicité de l´aide, et à l´appel d e son roi, Guifré n'a pas hésité à lutter à son côté accompagné de ses cavaliers.
La bataille fut terrible et l´attaque des normands, plus violente que
les troupes de Charles le Chauve se trouvaient en une situation
difficile. Mais le valeureux comte Guifré avait permi rétablir la
situation et finalement les normands ont été vaincus. Les morts et les
blessés, aussi bien d'un côté que de l'autre, furent nombreux et Guifré
lui-même fut blessé.
L'empereur d'Occident remarqua la vaillance et la bravoure du comte qui
malgré ses blessures écoutait les louanges de l'empereur. Ce dernier dit
à Guifré, que pour le récompenser du grand courage qu'il avait eu, il
lui concédait ce qu'il voulait. Le comte demanda alors un bouclier doré
et l'empereur mouilla sa main droite dans le sang des blessures de Guifré et passa ses quatres doigts sur le bouclier doré. |