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Laguiole
Knives
When we first moved to France, we often visited
restaurants, during our exploratory drives around the countryside. We started to
become aware that often, elderly people moved the knife provided by the
restaurant to one side, and then searched in their pocket for their Laquiole
knife to eat their meal.
Our elderly neighbour always, had one,
in his pocket, and the same knife would be used to cut a branch off a vine,
or cut out a weed growing between the vines, and then used at the dinner table.
I often saw him cut some of the wild boar, that he brought home after a days
hunting, to feed to his dog. After a quick wipe with a piece of cloth to be
replaced in his pocket, ready for its next use.
The Laguiole knife is a high-quality
traditional Occitan pocket-knife, originally produced in the town of Laguiole in
the Aveyron.
The word "Laguiole" is a generic term, not legally restricted to any one company
or place of manufacture in the same way that Champagne is.
The ancestors of Laguiole knives may have been inspired by the Catalonian knife,
the Navaja. Migrations of men between Spain and France, introduced the Navaja in
Aveyron. Thes spanish design, was merged with the local one, represented by the
older Capouchadou knives, and became the Laguiole knife. The design dates from
the early 19th century, and was first designed in 1829, by Jean-Pierre Calmels,
with its forged bee being its distinctive mark.
What the various designs have in common is their slim, sinuous outline. They are
about 10 cm long when closed, with a narrow, tapered blade and a high quality
construction. Traditionally the handle was made of cattle horn; however,
nowadays other materials are used.
In 1840 the first awl or "trocar" was added to the Laguiole knife. A trocar is a
surgical instrument, used to puncture body cavities, used by cattlemen, and
shepherds to relieve the suffering of an animal with bloat, from eating too much
young grass.
There
is a lot of mythology about the insect depicted on the back of the knife. Some say it
represents a fly or a horse-fly, something familiar to peasants in the rural
Laguiole area, which is known for cattle breeding. Others say the insect is a
bee. One story states the use of the bee, an imperial symbol, was granted by
Napoleon in recognition of the courage of local soldiers. This story is popular
but there is little evidence for it.
Classically the knife has a single blade, but sometimes a corkscrew or some
other implement is added.
Such knives are produced by a number of unrelated companies in southern France,
about 70% of production coming from Thiers, a long-established centre of the
cutlery industry. Laguiole is not a brand or trade name, Laguiole knives are
manufactured globally. This has caused the market to be flooded with inexpensive
knives made in Asia. These knives are of much lesser quality than the handmade
knives from traditional manufacturers in the Laguiole region as well as from
Thiers.
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Laguiole - ORIGINE
Laguiole , situé en France au sud du massif central, sur les hauts plateaux de
l'Aubrac, est le village qui a donné son nom au plus célèbre des couteaux
français: le Laguiole.
...L'ancêtre du Laguiole :
une petite lame toute simple emmanchée d'un bout de bois naïf.
Un couteau de la nuit des temps, les forgerons de Laguiole l'appelaient le "CAPUCHADOU"...

"Quand venait la saison mauvaise, les travailleurs de chez nous partaient louer
leurs bras en Catalogne.
De retour au Pays, ils tiraient de leur poche la fine Navaja d'Espagne objet de
convoitise et d'inspiration."
Pierre-Jean Calmels, forgeron à Laguiole, conçut le premier couteau de Laguiole
en 1829, en s’inspirant de deux modèles, le capuchadou, couteau usuel des
paysans de l’Aubrac et la navaja espagnole, rapportée de Catalogne par les
travailleurs saisonniers.
L’acier le plus dur trempé dans l’eau la plus pure, celle de la source du
village de Laguiole, un ressort pour plier la lame, un manche façonné dans la
corne des bœufs de l’Aubrac et un couteau d’exception était né.
Au fil des ans, Pierre-Jean Calmels perfectionna son art et ne tarda pas à
imposer son couteau pliant, en y ajoutant dès 1840, un poinçon pour répondre aux
besoins des bergers et des éleveurs.
En 1880, le Laguiole s’enrichit d’une troisième pièce : le tire-bouchon.
Son apparition demeure liée à la vente du vin en bouteilles dans la société
urbaine, mais également à la demande des Aveyronnais partis à la conquête des
cafés parisiens.
Patrons et garçons de café restèrent fidèles à leurs traditions et éprouvaient
de la fierté à sortir le couteau trois pièces de la poche de leur gilet.

Dès la fin du XIXe siècle, ce couteau rustique devint un accessoire de ville
très prisé de la bourgeoisie de l’époque en s’ornant de matières précieuses
telles que l’ivoire.
Les détails ornementaux du manche et du ressort se diversifièrent à partir de
1910.
La sculpture qui ornait la tête du ressort des premiers modèles connut
différentes évolutions stylistiques telles que le losange, la fleur de lys, le
trèfle à quatre feuilles, la feuille d’arbre ou bien encore le profil d’homme
coiffé d’un bonnet phrygien, avant d’adopter ce qui deviendra l’emblème du
couteau de Laguiole : l’abeille.
Le Laguiole se tailla ainsi un beau succès auprès des aveyronnais restés au pays
ou expatriés.
Cette réussite fut malheureusement de courte durée: la guerre, l’exode rural
mais surtout l’industrialisation de la coutellerie voisine de Thiers,
redoutablement concurrentielle, firent traverser au couteau aveyronnais une
crise sans précédent.
"En ce temps là, les forgerons étaient un peu sorciers.
Le feu, le fer et l'eau leur mettaient la magie au bout des doigts.
Couteau, c'est masculin mais lame, c'est féminin et l'esprit de la forge qui s'y
connaissait en grammaire et en femmes donna à la lame puis au manche du couteau
la forme d'une caresse."
"L'acier le plus dur trempé dans l'eau la plus pure, celle de la source du
village, un ressort pour plier la lame, un manche façonné dans la corne des
bœufs de l'Aubrac…
le Laguiole, couteau à cran forcé, célèbre aujourd'hui dans le monde entier,
était né !"
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